Arquantis - Les paraboles quantiques
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Les paraboles quantiques
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Stéphane Drouet est auteur des "Paraboles quantiques", un ensemble de nouvelles, qui illustrent les 10 paradigmes quantiques à la base de la démarche Arquantis.
 
 
 
 
 
 
 







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Arquantis - Paraboles quantiques de Stéphane Drouet
Stéphane Drouet présente son livre "Paraboles quantiques" - Ed Avant-Propos - www.arquantis.comréalisation : Agnès Beauvilain - www.ophilea.com






























La physique quantique, science méconnue qui date de plus d’un siècle déjà, offre par ses découvertes renversantes des perspectives nouvelles en termes de médecine, de thérapie et de philosophie de vie. Chaque jour, d’ailleurs, sans le savoir souvent, nous utilisons les créations issues des travaux de la physique quantique : appareils numériques, portables GSM, ordinateurs PC, Internet, Wifi, ouvertures de portes à reconnaissance laser….. Au-delà de ce constat, selon ses enseignements, nous serions bien plus que de la simple matière, avant tout des êtres faits d’énergie et d’information. Nos pensées créeraient notre monde physique et nous serions ainsi responsables de tout ce qui nous arrive, en tant que créateurs de notre réalité de chaque jour. Sur ces bases, ce sont tous nos rapports au monde, notre faculté à dépasser nos émotions et nos peurs, notre propension à générer de l’argent, à mieux vivre en famille et en couple, notre potentiel de guérison, qui en seraient alors totalement chamboulés. Des phénomènes encore inexpliqués comme la mémoire cellulaire, les transmissions de pensée, les guérisons spontanées, les intuitions, les syncronicités, la médiumnité, la télékinésie, l’homéopathie seraient alors également décodables avec limpidité.
 
C’est ce que vous proposent de vivre, Steve, Katia, Alix, Abdul, Paul et les autres dans ce recueil de paraboles, narrées sur la base de dix paradigmes originaux, dix lois incontournables tirées de la sagesse quantique. Des paraboles tels des contes initiatiques tout autant que des paraboles quantiques telles des antennes radios, vos antennes, réglées sur des enseignements novateurs et révolutionnaires. En suivant leurs histoires, en vivant leurs émotions, leurs découvertes, leurs croyances, vous allez partager leurs prises de conscience majeures, leurs sauts quantiques, le dépassement de leur réalité sclérosée ou bloquée dans une perspective, mais aussi la réalisation de leur quête personnelle
 
Un lien sera bientôt accessible pour commander l'ouvrage.
 
En attendant, voici un extrait, une parabole sur la perfection de la vie : 
 
"Les yeux comme implorant une réponse salutaire du ciel, la patiente scrute le plafond de la salle, attendant une réponse. Tout le désespoir du monde semble transpirer dans le regard de la quinquagénaire. La pureté des murs blancs, égayés par des moulures du seizième siècle, appelle au renouveau, à faire table rase du passé pour bâtir le neuf. Le silence règne dans ce moment d’éternité, et le désarroi transpire dans l’atmosphère de la pièce. Les yeux embués de larmes tranchent avec l’odeur parfumée de la rose, qui transporte vers des songes voluptueux et délicieux. Les mains posées fébrilement sur le canapé verdâtre tremblent d'angoisse à la vision des images tragiques qui occupent tout l’espace du mental de Mélanie. Le visage du thérapeute face à elle, installé confortablement au fond de son siège capitonné, exprime, quant à lui, tout le calme de la sagesse de ses quarante-cinq printemps. Une mouche curieuse vient se poser sur le front de la femme désespérée, comme pour inviter la patiente à transmuter ses pensées.
Pour autant, rien ne semble pouvoir faire sortir la femme mûre du mur des lamentations dans le lequel elle s’est engouffrée. Révoltée par la cascade d’évènements traumatisants qui remplissent sa vie depuis plusieurs semaines, Mélanie exprime tout à occupe sa colère :
-         Ça suffit, s’en est trop cette fois, je suis damnée, tout s’écroule dans ma vie. Encore l’incendie de mon appartement pouvait encore passer, mais mon licenciement d’hier, là cela m’a achevé. Et vous ne savez pas la meilleure, mon compagnon m’a envoyé une lettre de rupture la semaine dernière. Mais qu’ai donc fais-je pour mériter tout ça ? s’emporte-elle alors
-         En quoi ces évènements sont-ils une tragédie pour vous ? lui demande alors Vincent, son thérapeute
-         Mais, mais enfin, c’est évident, je me retrouve dans un vide total dans ma vie. Comment réagiriez-vous, vous, à ma place ? lui demande-elle excédée
-         Là n’est pas la question lui répond-il sèchement. Je ne suis pas psychanalysé durant cette séance, n’inversons pas les rôles. Certaines personnes peuvent vivre très bien ce genre d’évènements, le saviez-vous ? Voilà pourquoi ma question s’impose. Cela vide quoi en vous ?
-         Cela vide quoi ? Quel drôle de question, lui répond-elle les yeux écarquillés. Euh…..je me sens vide de….de…de….sécurité, je crois, s’exclame-t-elle enfin,  je me sens en insécurité, oui, c’est ça, je suis en manque de sécurité.
-         Très bien, on avance, lâche-t-il, ravi. Maintenant, si vous aviez à évaluer votre besoin de sécurité, sur une échelle de zéro à dix, où se situerait-il ? Sachant que zéro étant un besoin minimum, et dix, le besoin à son maximum.
Mélanie lève les yeux au ciel, une nouvelle fois, comme implorant une réponse du très haut :
-         Euh, je dirais, neuf, probablement, reconnaît-elle enfin comme surprise par son aveu. Oui, je réalise effectivement, que mon besoin de sécurité est très fort.
-         Très bien, je vois que vous cheminez, lui dit-il le sourire aux lèvres. Si vous aviez à identifier le moment où ce besoin est apparu, vous diriez que vous ressentez cela depuis quand ?
Mélanie marque à nouveau un temps d’arrêt, ferme les yeux cette fois, pour mieux aller chercher les ressources nécessaires à sa réponse :
-         Eh bien, pour être totalement transparente, confère-t-elle je dirai que depuis que j’ai quitté le foyer parental, je ressens en permanence ce besoin d’être protégé, par mon compagnon, affectivement, par mon employeur, matériellement, par mon appartement, physiquement.
-         En permanence ? lui répond-il alors. Qu’entendez-vous par en permanence ? Si vous aviez à identifier les moments où vous pensez à votre sécurité, le temps que vous passez à penser à votre sécurité, que diriez-vous ?
Mélanie marque une pause, semble désemparée un instant, puis le visage s’éclairant tout à coup, elle s’exclame alors :
-         Je dirai grossièrement une bonne dizaine de fois, confesse-t-elle. Quand je me lève le matin, j’éteins mes deux réveils, que j’ai programmés au cas où l’un des deux viendrait à s’éteindre. Je prends une bonne marge de temps, environ trente minutes, au cas où mon métro viendrait à avoir du retard, je ferme mon verrou à triple tour, au cas où je viendrai à être cambriolé, je tiens mon sac bien contre moi au cas où un pickpocket viendrait à me le subtiliser. En arrivant au bureau, je regarde mon compte bancaire, pour m’assurer que mon compte est approvisionné, et que des transactions frauduleuses ou erronées ne sont pas intervenues. Je ne passe aucune transaction sur le net, car je crains les fraudeurs. J’ai plusieurs mots de passe sur mon PC, car je ne souhaite pas que les documents que je crée confidentiels soient lus par des collègues peu scrupuleux. Le midi, je prends le minimum de temps pour manger, car j’ai peur que mon employeur me fasse des remarques, et d’avoir une mauvaise évaluation donc mettre en risque mon emploi. J’ai une liste sur mon bureau de tous les aliments dits cancérigènes, et je ne manque pas n’importe quoi par peur de tomber malade. J’évite de rentrer tard le soir chez moi en transports en commun, car j’ai peur  d’être agressée. Je sais que j’ai choisi mon compagnon, parce qu’il gagne bien sa vie et qu’il m’inspire une forme de sécurité. Je sors rarement ma voiture du parking, car j’ai peur de l’érafler ou d’un accident éventuel. J’ai tout assuré dans ma maison, jusqu’à mon ordinateur, car on ne sait jamais, en cas de cambriolage. Finalement, je réalise, que je passe mon temps à me sécuriser, à sécuriser ma vie, pour un oui, pour un non.
-         Rassurez-vous, lui répond-il, pour l’assurance, vous êtes juste à l’image de notre société, engluée dans ses peurs. Nous avons même crée des activités, les assurances par exemple, pour nous sécuriser face à nos peurs. Incroyable, non ? Bon, au-delà de cela, que vous indique ce que vous vivez actuellement au regard de votre besoin fort de sécurité ? lui demande-il
Mélanie, cherche, et cherche encore, se triturant les méninges, mettant de la valeur sur sa vie, et ses méandres :
-         Ce n’est pas très clair dans mon esprit. Cela veut-il dire que je m’y suis mal pris pour assurer ma sécurité ? Que je dois changer de vie pour assurer ma sécurité ? Je suis dubitative, perplexe…Peut-être pouvez-vous m’éclairer ? lui demande-t-elle alors
-         Je vais faire de mon mieux, sourit-il alors. Selon vous de quoi avez-vous le plus besoin dans votre vie actuellement, et de manière générale, de quoi ont le plus besoin les êtres humains dans cette vie ? lui demande-t-il
-         Oh sans hésitation, d’amour, d’amour. D’aimer et d’être aimé, sans nul doute.
-         D’amour, c’est ça, confirme-t-il. Et quand vous aimez et vous sentez aimée, comment vous sentez-vous ? Que ressentez-vous en vous ? lui demande-t-il à nouveau
-         Eh bien, je me sens heureuse, je me sens épanouie, je suis rayonnante, lui répond-t-elle enthousiaste
-         Très bien, bon, ponctue-t-il. Et être heureuse, ça vous procure, ça vous amène quoi dans votre vie ? lui demande-il encore
-         Cela m’amène plus de joie, plus de paix, plus de calme, plus d’équilibre dans ma vie, lui répond-elle alors
-         Plus d’équilibre, acquiesce-t-il alors. Très bien, donc plus d’amour dans votre vie vous amène plus d’équilibre. L’amour et l’équilibre sont donc liés. Parfait. Maintenant, si vous aviez à qualifier votre besoin de sécurité, que vous avez évaluez à neuf sur dix, et qui occupent la plupart de vos pensées, que diriez-vous ? demande-t-il encore
-         Je dirai qu’il est fort, lui concède Mélanie. J’ai pris conscience effectivement à travers notre entretien qu’il est très fort, peut-être très fort par rapport à la normale. Sans doute trop fort, excessif, je ne sais plus. Oui, c’est ça un brin excessif probablement, omniprésent.
-         Excessif, j’entends, lui dit-il de son côté. Selon vous, comment peuvent coexister l’équilibre et l’excès ? lui demande-t-il alors
-         Mmh, je dirais que l’équilibre et l’excès sont incompatibles. Que l’équilibre ne peut vivre d’excès, lui affirme-t-elle.
-         L’équilibre ne peut vivre d’excès, résume-t-il. Or nous avons conclu tout à l’heure que l’amour amenait à l’équilibre. Que l’équilibre se nourrissait d’amour, et que l’amour était essentiel à la vie. N’est-ce pas ? Bon, sachant tout cela, que peut vous amener l’excès dans votre vie selon vous, vous qui recherchez l’amour pour être équilibrée ? la questionne-t-il
-         Il peut amener tout sauf l’équilibre, tout sauf l’amour, lui répond-t-elle, si je suis notre raisonnement. L’excès nous écarte, ou m’écarte de l’amour, c’est bien ça, non ? lui demande-t-il interloquée
-         C’est bien ça, lui répond-t-il. De quoi auriez-vous donc besoin alors pour connaître l’amour dans votre vie, de vous-même et des autres ? lui demande-t-il cette fois
-         Mmh, eh bien, laissez-moi réfléchir. J’aurais besoin sans doute du contraire de l’excès, de l’opposé de l’excès, c’est ça, je pense. Suis-je dans le vrai ? demande-t-elle interpellée
-         C’est votre vérité qui m’intéresse, pas la mienne, lui répond-il. Bon, eh bien regardons cette fois votre vie actuelle. Vous reconnaissez vous-même que votre besoin de sécurité est excessif. Très bien. De l’autre regardons de plus près, ce qui se passe dans votre vie actuellement. Vous venez de perdre votre logement dans un incendie, votre compagnon veut vous quitter, et vous venez hier de perdre votre emploi. Que ressentez-vous au fond de vous ?
-         Je ressens de la peur, la peur de manquer, la peur de n’être plus rien, de ne plus manger, de mourir. Je me sens en totale insécurité, s’écrie-t-elle terrifiée.
-         Vous ressentez de l’insécurité forte, très bien j’entends. Vous venez de me dire que votre besoin de sécurité était excessif et que cela vous éloignait de l’amour et de l’équilibre, et que pour y accéder il vous fallait avoir l’opposé de votre besoin de sécurité. Or que représente l’insécurité forte par rapport à votre besoin de sécurité excessif, selon vous ? lui demande-t-il
Mélanie ouvre alors des yeux comme des orbites, son visage vient de s’éclairer tout à coup comme un phare qui irradie sur la mer en pleine nuit sombre :
-         Mais, mais c’est son opposé parfait !!!!!  s’écrie-t-elle. Mon Dieu, vous voulez me dire là que la vie m’a mis face à tout cela pour équilibrer ma vie, et connaître l’amour ?  Vous voulez me laisser entendre que tout cela est parfait ???? Mais je suis encore plus déséquilibrée qu’avant, je me sens totalement en souffrance, ça ne rime à rien ces élucubrations, enfin. Comment tout cela pourrait-il être parfait ? renchérit-elle à bout de nerfs
-         Calmez-vous, s’il vous plait, nous ne sommes pas au bout, lui rétorque-t-il. Au fil de notre entretien, avez-vous pris conscience de quoi que ce soit relatif à votre besoin de sécurité ? lui demande-t-il calmant le jeu
-         Mmh, j’ai pris conscience en effet qu’il était excessif, lui concède-t-elle
-         Parfait, répond-il. Et que ressentez-vous face à cette prise de conscience ? continue-t-il
-         Je ressens que c’est sans doute trop, que j’en fais sans doute trop et que je pourrai en faire moins, reconnait-elle alors. Que je pourrai être moins dans le contrôle de tout, que je pourrai en faire moins tout en étant aussi sécurisée dans ma vie.
-         Très bien j’entends, lui répond-il. Selon vous, qu’est-ce qui vous a permis d’en prendre conscience ? lui demande-t-il
-         Ce qui m’a permis d’en prendre conscience ? Euh, je réfléchis……le fait d’être venu vous voir, pardieu, lâche-t-elle avec désinvolture
-         Ok, acquiesce-t-il. Et pourquoi êtes-vous venue me voir ? la questionne-t-il encore
-         Parce que j’étais malheureuse, que je venais de perdre mon emploi, mon appartement et mon compagnon, voilà pourquoi, vous le savez bien, lui répond-elle agacée.
-         J’entends bien, en effet, sourit-il. Donc vous avez pris conscience de votre besoin excessif de sécurité en étant en contact avec l’insécurité, son opposé selon vos propos. Est-ce bien cela ? Comment vous sentez- vous à l’idée d’avoir eu cette prise de conscience désormais ? lui demande-t-il
-          J’ai le sentiment d’être différente, d’avoir appris quelque chose sur moi, lui avoue-t-elle
-         Et comment vous sentez-vous généralement quand vous avez appris quelque chose sur vous ? renchérit-il
-          J’ai le sentiment d’avoir évolué, d’être plus grande sans doute, plus forte peut-être, mais ça n’a aucune mesure face à mes pertes actuelles, s’exclame-t-elle
-         Et quand la vie vous permet d’évoluer, que ressentez-vous en règle générale, la questionne-t-il
-         Eh, bien je la remercie, reconnait-elle. Oui, bien sûr, je peux lui dire merci pour cela, mais en quoi cela change-t-il ma réalité du jour ? s’impatiente-elle
-         En arrivant, vous me disiez que vous étiez malheureuse parce que vous aviez perdu des choses précieuses, et que vous vouliez éviter cette situation, désormais vous la remerciez parce qu’elle vous permet de grandir et d’évoluer. Nous avançons, ne trouvez-vous pas ? Qu’est-ce peut concrètement changer dans votre vie demain le fait d’avoir eu cette prise de conscience ? la questionne-t-il encore
Mélanie reste muette quelques instants, interloquée, cherchant toujours des yeux une réponse enthousiasmante, puis elle lui répond :
-         J’aurais plus de temps pour faire autre chose, mon esprit sera plus libre pour faire autre chose s’il est moins accaparé par la sécurité.
-         Très bien, que pourrez-vous faire d’autre alors concrètement ? lui demande-t-il alors
-         Je pourrai m’autoriser à aller plus tard au cinéma, à passer plus de temps avec mes collègues au déjeuner, à prendre plus de temps pour peindre, à faire plus confiance aux gens et ainsi me faire plus d’amis peut-être, je dépenserai moins d’argent en assurance et ainsi pourrai partir plus souvent en vacances. Oui, c’est sûr, je pourrai faire autre chose de ma vie, lui concède-t-elle
-         Parfait, lui répond-il avec le sourire. Et que ressentez-vous à l’idée d’avoir cette autre vie ? lui demande-t-il enthousiaste
Mélanie marque un temps, baisse les yeux, puis laisse échapper une larme au coin de l’œil. Passées cinq minutes de long silence, elle lève enfin la tête, le visage submergé par l’émotion :
-         Je me sens enfin vivre, lui avoue-t-elle. Je me sens enfin en vie, j’ai enfin envie…..envie de vivre. Et j’attends cela depuis si longtemps.
-         Et qu’est-ce qui vous en empêche ? lui rétorque Vincent un brin narquois
Mélanie reprend à nouveau son souffle, sanglotant :
-         Rien, des peurs imaginaires, probablement. Rien, rien du tout, vous avez raison, lui concède-t-elle
-         Je ne sais pas si j’ai raison, lui répond-il mais en tout cas, quand je vous regarde là dans l’instant, je vois une autre femme, une femme qui se respecte. Sachez qu’il existe des lois dans l’univers qui régissent la vie, l’équilibre de la vie. Retenez à mon humble avis ceci : s’aimer, c’est ressentir un équilibre en soi. S’aimer totalement, c’est être en mesure d’aimer l’autre à son image. Pour s’aimer, pour aimer, il est nécessaire de fonctionner comme un aimant, un aimant de ce qui nous manque en nous pour nous aimer. Si nous voulons tout aimer en nous, nous devons aussi être en mesure d’aimer l’opposé de nous, c’est-à-dire ce que nous n’avons pas appris à aimer encore en nous. Nous devons donc aimer notre opposé, et fonctionner comme un aimant. S’aimer, cela passe donc par aimanter dans sa vie, attirer à soi dans sa vie, son opposé. Une fois que l’opposé est dans sa vie, nous apprenons à l’aimer et trouvons l’équilibre en nous. Et nous réalisons alors qu’une chose et son opposé donnent quelque chose de plus complet, à l’image de l’amour, l’acceptation de tout. Donc quand nous réunissons une chose et son opposé en nous, nous sommes plus complets, nous sommes entiers, nous sommes amour. Une chose et son opposé sont donc bien la réunion d’une seule et même chose, l’amour, l’amour derrière toute chose. L’amour, c’est donc aussi la complétude et l’équilibre des choses, car en nous aimant, nous aimons les autres, et nous nous sentons en équilibre avec nous et avec les autres. Le besoin d’équilibre de la vie est donc lié à l’amour. Et les choses opposées s’attirent les unes les autres dans la vie, relativement à ce besoin associé à l’énergie la plus puissante de l’univers : l’amour. L’amour est donc l’énergie qui oriente toute chose dans la vie, et la vie fera en sorte de vous faire aller vers cet équilibre lié à l’amour. Sans amour, pas de vie.
-         C’est tellement beau quand vous le dites ainsi. A vous écouter, je réalise à quel point j’ai marché à côté de mon chemin pendant tant d’années, murmure-t-elle enfin.
-         Peut-être pas, lui rétorque-t-il. Vous avez-vous-même constaté il y a de cela quelques minutes, que vous aviez grandi, et que le schéma était peut-être parfait puisqu’il vous permettait de grandir, n’est-ce pas ? De manière générale, les êtres humains ne sont souvent pas conscients qu’ils ont tout intérêt à aller vers ce qui leur fait peur, car derrière il y a une perfection, une évolution. Ils font marche arrière souvent car il y a dans tout cela, un prix à payer, pour vous, c’était perdre ce à quoi vous étiez attachée, et qui incarnait votre excès.
-         C’est bien cela qui me coûte en effet, et qui m’aveugle, lui confesse-t-elle.
-         La physique quantique nous enseigne cela dans la création de notre vie au regard de nos schémas inconscients. La mécanique va faire s’enchaîner différents paradigmes en cascade, au-delà du schéma classique de création de notre vie par l’intention et l’observation, dans le cadre des désirs conscients. Pour les schémas inconscients, comme c’était ici votre cas, vous allez tout d’abord exprimer un comportement excessif de polarité X, porté par des croyances, des peurs, des émotions. La vie fonctionnant sur la base de l’amour et donc de l’équilibre, elle va vous orienter vers la polarité opposée pour vous équilibrer. Votre polarité excessive, votre besoin de sécurité, exprimée sous forme de vibration, va donc attirer à elle la même vibration de polarité opposée, l’insécurité, tout ceci dans le respect de l’évolution, pour grandir. A ce stade, on peut donc conclure que la vie obéit à une loi de perfection cachée, mais sous-jacente. Puis, deux chemins s’offrent alors à vous, soit vous acceptez le défi, et vous payez le prix pour y parvenir, soit vous fuyez la perte et vous refaites un tour, refaites votre vie, changer d’emploi, changer de partenaire, changer de logement, de ville, sans comprendre que vous n’avez pas intégré les enseignements de l’expérience. L’évolution nécessite la perte de quelque chose, c’est inévitable. Pourtant la vie vous rattrape à nouveau un jour ou l’autre et vous fait revivre l’expérience avec de nouveaux défis, cette fois peut-être plus violents pour vous faire évoluer dans le bon sens. Enfin, vous avez grandi, évolué, et votre expérience sert aux autres, puisque l’information qui y est associée est stockée dans le champ d’information qui nous entoure et est disponible à tous. Et comme la vie n’est pas ingrate, le don de votre expérience à la vie, vous revient dans la même proportion, puisqu’en évoluant, la vie va vous ouvrir plus grande ses portes et vous faciliter vos projets. N’est-ce pas magique que tout cela ?
Mélanie s’apprête à répondre à son thérapeute, quand elle sent une main sur son épaule, la secouant vivement, sans comprendre dans un premier temps ce qui lui arrive puisqu’ils sont seulement deux dans le cabinet. La violence des secousses se fait lors plus appuyée, et Mélanie voit sa réalité du moment se disloquer, et une lumière vive apparaître face à elle, accompagnée d’une voix très féminine :
-         Madame Hersatz, le docteur vous attend dans son cabinet, il n’attend que vous.
Mélanie vient enfin de saisir la situation, épuisée par le stress occasionné par le contexte du moment, elle vient tout bonnement de s’endormir, dans la salle d’attente du cabinet de son thérapeute et de rêver par anticipation son rendez-vous. Elle  reprend alors ses esprits, se frotte machinalement le visage, sourit niaisement aux autres patients, puis se lève et s’engouffre dans le cabinet.
Comme à son accoutumée, allongée sur le divan, Mélanie se confie à son thérapeute, qui fidèle à lui-même prononce ses familiers « Mmh, ah je vois ». Au bout du trentième « Mmh, je comprends », Mélanie explose, regrettant son thérapeute chimérique, lui ayant donné les clés de sa vie :
-         Dites-moi, à part acquiescer à mes propos, que vous inspire de plus ma souffrance ? Vos « Mmh » et votre silence sont pour moi excessifs, et prenez garde que la vie ne vous impose pas un jour ou l’autre de les abandonner ! "